Polyphonie du départ

Un enseignant relate ses trente années en francisation des enfants immigrants à Montréal, leur donnant la parole au fil de l’année scolaire, de même qu’à un narrateur fictif improbable : son chien. Une leçon de vivre-ensemble inspirante et débordante d’énergie, un vécu pédagogique original et fructueux, une écriture truffée de pépites linguistiques.

Voilà pourquoi vous pourriez aimer lire ce livre :

  • Ce récit rend compte de l’importance et de la richesse des apprentissages, des liens tissés entre les enfants, les parents et les enseignants mais également de l’importance de la relation d’aide en générale et d’une meilleure connaissance de ce que vivent les immigrants en situation d’intégration.
  • Un aperçu de la vie au Québec dans un contexte scolaire et familial. Sublime !
  • Fraîcheur et originalité du style, richesse des expériences vécues, candeur et humour, multiplicité des points de vue, charisme des personnages, et notamment du chien qui a la parole facile mais subtile.
  • Une lecture jubilatoire. Une écriture exigeante et profondément expressive.

Mots-clés : immigrants – immigration – francisation – pédagogie – classes d’accueil – enseignement – Québec– relations interculturelles – histoire de chien

Le mot de l’éditrice

Publier un auteur québécois en France est pour Les Mots qui portent bien plus qu’un simple acte éditorial. C’est tout d’abord une célébration de la richesse et de l’hétérogénéité de la langue française, ainsi qu’un hommage à la bibliodiversité que nous soutenons avec passion. C’est ensuite l’incarnation parfaite du métier d’éditeur : avant tout une aventure humaine faite de rencontres, souvent ordinaires en apparence, mais qui se transforment parfois en expériences extraordinaires.

Polyphonie du départ permet de partager un vécu pédagogique – francisation des enfants immigrants à Montréal –, original et fructueux, porteur de sens et d’espoir, essentiels dans ce monde en pleine mutation que nous devons apprendre à apprivoiser et à gérer avec soin. Au-delà de son contenu, ce texte invite à re-découvrir les trésors cachés voire oubliés de la langue française. C’est un plaisir jubilatoire de défendre une œuvre qui témoigne de la vitalité et de la beauté de notre langue commune, tout en contribuant à tisser des liens entre les cultures francophones. Je suis très fière et enthousiaste de vous proposer ce récit qui, je l’espère, résonnera longtemps auprès des lecteurs. Il est le fruit d’une rencontre précieuse.

L’auteur

François Pichette est né et a grandi à Québec, dans une banlieue encore campagnarde à l’époque, où les berges foisonnantes de vie de la rivière Saint-Charles ont servi de terrain à ses premières explorations. C’est par par sa mère et ses tantes qu’il est venu à lecture, puis à l’écriture, et qu’il a pu accéder au monde. Parallèlement, son père et ses oncles l’ont initié à l’univers tangible de la forêt et lui ont fait découvrir la beauté des paysages naturels. Jamais il ne s’est détaché de ces influences fondatrices. Il est diplômé en enseignement et en traduction de l’université Laval. Il écrit depuis très longtemps, puisqu’il a publié son premier roman Drames à Valcartier (éditions Alsatia, Paris, 1979) lors qu’il avait 14 ans !

276 pages – 123 x 205 mm / Parution : 13 février 2026

ISBN : 978–2494–830–202 / Prix public TTC : 20 €

Illustration de couverture : Angélique © – Alexsandra Larrivée

L’histoire en pointillé

« Polyphonie du départ » De quels départs parle-t-on ? Qu’est-ce que l’on quitte vraiment ? Il y a des départs qui nous transportent vers un ailleurs ; des départs momentanés ou définitifs qui imposent la nécessité de survivre ; des départs tragiques ; des petits et des grands départs – de la classe, du village natal, de la vie – ceux qui nous soumettent à l’épreuve et nous transforment… Sans parler de ces « faux départs », qui nous renvoient dans le cul-de-sac. La vie des enfants immigrants est tout particulièrement affectée par ces incessants départs.

Polyphonie du départ présente les récits d’un enseignant en francisation qui relate son parcours improbable auprès d’enfants immigrants, et de son chien, locuteur bien malhabile en français mais qui a la parole facile et qui ne veut pas être en reste… À ces deux voix se mêlent parfois celles des élèves, intarissables et bouillonnants, qui trouvent le moyen de se pointer dans la narration et de faire valoir leur point de vue.

À travers leurs regards entrecroisés défilent les enfants du monde et les enfants d’ici, les enseignants, les amis, la famille, pris dans la marche intense du quotidien de l’école, qu’il faut renouveler sans cesse, et du quotidien de la vie menée tambour battant jusqu’à la dernière note.

Comment peut-on bien s’y prendre pour enseigner une langue et une culture ? Mais comment diable, pour l’enfant, apprendre cette langue et cette culture, et celles des autres au passage ? Et aussi trouver sa place dans cette cité cosmopolite de Montréal, dans la neige, dans la forêt, dans le tourbillon des feuilles d’automne et des aléas de l’existence, un épi de maïs entre les dents ou de la tire d’érable plein la bouche, un ballon ou des patins aux pieds…

Voilà ce dont tâchent de rendre compte le Maître et son chien, dans une jonglerie de mots et d’idées souvent humoristique, mais rendue dramatique par la force du destin, au rythme prenant d’un pas de deux littéraire qui les emporte jusqu’ à bout de souffle.

L’auteur

François Pichette est né et a grandi à Québec. Il a travaillé plus de 30 ans en francisation auprès des enfants immigrants, à Montréal, entraînant ses élèves dans nombre d’expériences et d’aventures pédagogiques hors du commun, quand ce n’étaient pas eux qui menaient le bal et le faisaient danser sur les rythmes du monde.

Il a navigué une grande partie de sa vie entre les espaces sauvages et la grande ville, entre nature et culture. Et pour inscrire son action dans le mouvement national de protection de l’environnement, il a fondé en 2005 la réserve naturelle des Terres-noyées-de-la-rivière-Noire dans Lanaudière.

En parallèle, il écrit depuis toujours. Polyphonie du départ est son deuxième livre publié en France, après Drames à Valcartier (Alsatia, coll. Signe de Piste), composé alors qu’il avait 14 ans !

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