Son parcours
Charline Schimenti a connu des univers professionnels et géographiques très différents au fil des années, qui ont façonné peu à peu son regard et sa sensibilité et autant d’expériences humaines qui lui ont permis d’approcher d’autres réalités, d’autres manières de vivre, de penser, de ressentir.
Aujourd’hui, elle vit au cœur de la forêt de Tronçais dans un cadre enchanteur et propice à l’écriture, à l’observation et au silence. Correspondante de presse locale, elle accompagne aussi des enfants en situation de handicap dans les écoles publiques.
Son inspiration
« Mon intention en écrivant ce recueil n’était pas de donner des réponses définitives sur un sujet aussi grave que le suicide, mais d’ouvrir un espace de parole et de réflexion. À travers une pluralité de voix et de situations, je cherche à mettre des mots sur ce qui est souvent tu, à briser un silence qui pèse sur les individus et sur la société. Je voulais aussi montrer que derrière chaque geste désespéré, il y a une histoire singulière, faite de solitude, de pressions sociales, de fragilités intimes, mais aussi parfois de résistances et de traces laissées aux vivants. Le recueil n’est donc pas une apologie du désespoir : il cherche au contraire à éclairer, à susciter l’empathie, à poser la question du sens et à rappeler la nécessité de tendre l’oreille aux voix fragiles. Le message que je souhaite transmettre est double : d’une part, que le suicide n’est pas seulement une statistique ou un tabou, mais une expérience humaine aux résonances multiples ; d’autre part, que la littérature peut contribuer à faire émerger une compréhension plus fine de nos vulnérabilités collectives et de notre besoin vital de lien. »
Son choix
« Ce partenariat, et j’insiste sur ce mot, avec Véronique Thabuis, éditrice de la maison indépendante Les Mots qui portent, a pour moi une résonance toute particulière. Il est né d’une rencontre humaine, avant d’être éditoriale, d’une confiance partagée et d’une même manière d’envisager le livre comme un espace de sens, de respect et de liberté.
Le fait que nous habitions toutes les deux dans l’Allier n’est pas anodin. Il y a dans ce choix de proximité géographique avec la maison d’édition, quelque chose de profondément rassurant et cohérent : un ancrage commun dans un territoire riche d’authenticité, loin des centres de décision habituels. Publier Parfois, aimer ne suffit pas avec une éditrice qui partage cette même appartenance territoriale donne encore plus de sens à ce projet.
Travailler avec Véronique, c’est être écoutée. Elle n’impose jamais une vision, elle accompagne, elle questionne avec finesse, elle conseille avec justesse. Son regard est à la fois professionnel et profondément humain. Elle respecte la voix de l’auteur tout en l’aidant à se déployer, sans jamais la contraindre.
Ce que j’apprécie particulièrement, c’est cette manière de travailler dans le dialogue, la confiance et la douceur exigeante. Véronique sait créer un cadre sécurisant où le texte peut évoluer sans se perdre, où les décisions sont partagées et pleinement assumées.
Confier mon livre aux Mots qui portent, c’est avoir fait le choix d’une édition indépendante engagée, mais aussi celui d’une aventure humaine sincère. Parfois, aimer ne suffit pas trouve naturellement sa place auprès de Véronique, dont l’écoute et la sensibilité font écho à la gravité du sujet abordé et à la nécessité de le traiter avec justesse et bienveillance. »
Illustration de couverture : Thibaud Thiercelin, Solitaire ® 2025, huile sur toile, 24 x 19 cm
